L’augmentation mammaire par graisse que l’on appelle aussi augmentation des seins par graisse autologue n’utilise pas de prothèses mammaires.
Augmentation mammaire par graisse
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Augmentation mammaire par graisse, author: Xavier Tenorio
Lipofilling mammaire
Le lipofilling est une greffe de tissu autologue réalisée par infiltration de graisse prélevée sur le même patient. Le tissu adipeux (graisse) est aspiré là où il est en excès au moyen de petites canules reliées à des seringues et réinjectées après quelques minutes dans la zone à traiter.
Étant donné qu’aucune connexion vasculaire avec le site donneur n’est retenue dans les greffons, le tissu transféré ne peut survivre dans le nouveau site que s’il est en contact direct avec d’autres tissus bien vascularisés dont il va se nourrir par imbibition ou en formant de nouvelles connexions vasculaires.
La technique de lipofilling est donc indiquée pour les petites corrections à effectuer par infiltration de petites quantités de graisse dans des tissus bien vascularisés, et non pour les grosses greffes car dans ce dernier cas, il existe un risque que les cellules graisseuses injectées n’entrent pas en contact avec les tissus vascularisés et soient nécrosés et infectés.
Avantages et désavantages de l’augmentation mammaire par graisse
La première limitation du lipofilling traditionnel est qu’une quantité considérable de cellules graisseuses ont été endommagées par la procédure d’aspiration et, une fois infiltrées, n’ont pas pu prendre racine et survivre.
La lipostructure, en revanche, exige que le tissu adipeux soit prélevé avec de très petites seringues, aspiré à basse pression puis centrifugé pour séparer les cellules graisseuses viables des cellules adipeuses endommagées et leurs sous-produits. De cette façon, seules des cellules entières sont infiltrées, qui sont capables de s’enraciner dans leur nouvel emplacement et de survivre.
La deuxième limite, surmontée avec succès par la technique de Coleman, est la nécessité de placer toutes les cellules infiltrées en contact direct avec des tissus bien vascularisés.
Pour surmonter ce problème, la lipostructure exige que l’infiltration des graisses se fasse par de très petits tunnels multiples, dans chacun desquels est déposée une quantité minimale (moins de 0,1 ml) de tissu adipeux. Le réseau de tunnels dans lesquels la graisse est infiltrée crée ainsi une « structure » disposée en plusieurs couches, d’où le nom de ce nouveau procédé.
La lipostructure permet donc l’utilisation de la graisse corporelle comme charge permanente pour la correction de nombreux défauts, même s’il existe encore quelques limitations dues à la fois à la quantité absolue de graisse injectable et aux particularités des différents sites anatomiques à traiter.

